Réduction de l’exposition aux principales sources de pollution de l’air intérieur
29 janvier 2018

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions sur la qualité de l’air, le ministère de l’Environnement a comme objectif la réduction des sources de pollution, en travaillant sur l’information et l’étiquetage de certains produits de consommation émetteurs de polluants volatils, tels que produits désodorisants (encens, bougies, diffuseurs…), les produits d’entretien et les produits d’ameublement.

Les produits d’ameublement sont une source potentielle de pollution de l’air intérieur. Un étiquetage des produits d’ameublement est devenu obligatoire à l’instar des produits de construction et de décoration. Un rapport d’expertise de l’Anses publié en 2015 propose une liste de substances prioritaires pouvant faire l’objet d’un étiquetage. Pour faire suite aux résultats de cette expertise, un décret en Conseil d’État, en cours d’élaboration, doit notamment préciser la liste des produits concernés par cet étiquetage, les substances polluantes devant être mesurées ainsi que les classes de risque.

Utilisés par de nombreux Français, les produits désodorisants d’intérieur (encens, bougies, brûle-parfums, diffuseurs, sprays…) peuvent émettre des polluants volatils dans l’air intérieur, tels que du benzène, du formaldéhyde ou des particules. Les produits d’entretien peuvent également émettre des substances polluantes. Afin de réduire l’exposition des consommateurs à ces polluants, et en amont d’un étiquetage, le ministère de l’Environnement mène actuellement des études afin d’évaluer précisément les risques sanitaires potentiels pour les utilisateurs.

L’Ineris a d’ores et déjà publié un rapport sur l’utilisation d’encens et la qualité de l’air intérieur.

Utilisé par 21 % des Français, l’encens émet des polluants volatils dans l’air intérieur, en particulier du formaldéhyde et du benzène. Ces émissions de polluants peuvent générer des effets sur la santé, en particulier pour les utilisateurs intensifs.

Afin de minimiser les effets potentiels sur la santé, les bonnes pratiques suivantes sont recommandées :

  • éviter l’inhalation directe de fumée ;
  • aérer la pièce après l’utilisation, pendant au moins 10 minutes, par une ouverture sur l’extérieur, hiver comme été ;
  • privilégier un usage modéré, en particulier en présence de personnes dont le système respiratoire est plus sensible (jeunes enfants, personnes asthmatiques, personnes âgées, etc.) :
  • limiter la fréquence d’utilisation
  • éviter de brûler plusieurs encens simultanément
  • privilégier les encens présentant le moins de matière. Par exemple, pour un même encens, brûler un bâtonnet fin est préférable à brûler un cône ou de gros morceaux de résine ;
  • si l’effet attendu est atteint : éteindre l’encens, sans attendre que sa combustion soit complète.

 

Source : ecologique-solidaire.gouv.fr