Formaldéhyde : définition
Le formaldéhyde est un composé chimique simple (CH₂O), appartenant à la famille des aldéhydes. Très volatil, il peut se retrouver sous forme gazeuse à température ambiante et est ainsi couramment présent dans l’air intérieur.
Lorsqu’il est dissous dans l’eau, il est désigné sous le nom de formol. Également appelé méthanal ou aldéhyde formique, le formaldéhyde constitue l’un des principaux polluants de l’air intérieur.

Les sources d’émissions du formaldéhyde ?
L’usage du formaldéhyde est varié. Il est présent dans de multiples secteurs d’activité professionnelle et dans de nombreux produits de consommation. Le formaldéhyde est utilisé comme biocide désinfectant, comme fixateur et comme conservateur.
Sources naturelles :
- Oxydation photochimique des composés organiques volatils (COV) d’origine naturelle (méthane, isoprène, etc.) dans la troposphère.
- Décomposition des résidus végétaux dans le sol.
- Combustion de la biomasse (feux de forêt)
- Production à faible concentration par la majorité des organismes vivants.
- Irradiation solaire des substances humiques (matières naturelles) présentes dans l’eau.
Sources artificielles :
- La combustion (chauffage des bâtiments, combustion d’encens, incinérateurs de déchets, etc.) Combustion incomplète des carburants par les véhicules sans pot catalytique*.
- Oxydation photochimique de COV d’origine non naturelle.
- Certains produits ménagers comme le papier peint, les tissus à pressage permanent.
- Les produits chimiques tels que la colle, la peinture, le vernis.
- La fumée de tabac.
- Les gaz d’échappement des véhicules provenant de l’extérieur ou de garages attenants.
Effets du formaldéhyde sur la santé
Le formaldéhyde peut avoir des effets néfastes sur la santé, en particulier lorsque la personne y est exposée à des concentrations élevées ou sur une période prolongée. Les effets dépendent de la concentration du formaldéhyde dans l’air, de la durée d’exposition et de la sensibilité de chacun.

Exposition à court terme
(moins de 50µg/m³, 40 ppb)
- Aucun effet secondaire sur la santé attendu.

Exposition modérée
(plus de 50µg/m3, 40ppb)
- L’exposition à long terme peut entrainer des symptômes respiratoires et l’asthme.
- Ulcération sévère du système digestif en cas d’ingestion.

Exposition élevée
(plus de 123µg/m3, 100 ppb)
- Des effets chroniques et cancer.
- Irritation ou sensation de brûlures aux yeux, au nez et à la gorge.
- Le risque de symptômes respiratoires est plus élevé sur une exposition à long terme et une inflammation des voies respiratoires.
Les limites d’exposition au formaldéhyde à respecter dans un intérieur sont: pour une exposition à court terme (environ 1 heure), 123 µg/m³ ou 100 ppb et pour une exposition à long terme (environ 8 heures), 50 µg/m³, soit 40 ppb.
Réglementation : le rôle de l’ANSES
Depuis 10 ans, l’Anses mène différentes expertises pour évaluer la toxicité du formaldéhyde, caractériser et limiter les expositions des populations, notamment en milieu professionnel, et évaluer les risques sanitaires.
En 2014, l’Anses a travaillé sur les substances prioritaires en vue d’appuyer les pouvoirs publics dans la mise en œuvre future de l’étiquetage des produits d’ameublement relatifs aux polluants volatils. Le formaldéhyde était identifié comme prioritaire pour ces étiquetages.

Comment se protéger de l’exposition au formaldéhyde ?
Techniques analytiques utilisées pour l’analyse du formaldéhyde
L’analyse du formaldéhyde nécessite des méthodes spécifiques, adaptées à sa forte volatilité et aux faibles concentrations rencontrées en air intérieur :
- Chromatographie en phase gazeuse (GC)
→ permet de séparer et d’analyser les composés volatils, dont le formaldéhyde. - Spectrométrie de masse (MS)
→ permet d’identifier et de quantifier précisément le formaldéhyde, même à de très faibles concentrations.
L’association de ces techniques garantit une analyse fiable et précise, indispensable pour la surveillance de la qualité de l’air intérieur et la protection de la santé des occupants.

Comment se protéger de l’exposition au formaldéhyde ?
Pour se protéger contre les effets nocifs du formaldéhyde, il est nécessaire de prendre des mesures de précaution dans les environnements où l’exposition est probable. Elles sont les suivantes :
- Aération : aérez régulièrement votre logement 10 min par jour.
- Ventilation des espaces : assurez-vous une bonne ventilation dans les espaces de travail et les environnements domestiques.
- Choisir des produits à faible émission : privilégier des produits certifiés « faibles en formaldéhyde » ou « sans formaldéhyde ».
- Contrôlez votre air régulièrement : Effectuez des tests d’air pour mesurer les niveaux de formaldéhyde.
En appliquant ces mesures de protection, nous pouvons réduire les risques liés à l’exposition au formaldéhyde, dans l’environnement professionnel comme domestique.
Le laboratoire
Depuis plus de 30 ans, notre laboratoire indépendant accompagne les professionnels et utilise notre expertise pour des enjeux de qualité de l’air intérieur et extérieur.
Notre accompagnement repose sur :
- une expertise reconnue en analyse de l’air et des gaz
- des méthodes d’analyse conformes aux exigences réglementaires
- des délais courts avec des résultats disponibles sous 24 à 72 heures selon les paramètres étudiés.
- des résultats précis grâce à un parc analytique de dernière génération
Pour en savoir plus sur nos prestations, consultez notre page dédiée aux analyses de l’air.
Pour les curieux :
Le formaldéhyde est connu sous plusieurs appellations :
- Méthanal, selon la nomenclature internationale,
- Aldéhyde formique,
- Formol, lorsqu’il est dissous dans l’eau.
Sur le plan physico-chimique, le formaldéhyde se présente sous la forme d’un gaz incolore, à odeur piquante, très volatil et inflammable à température ambiante. Son faible poids moléculaire lui permet de se diffuser facilement dans l’air, en particulier dans les environnements intérieurs.
Le formaldéhyde est identifié par le numéro CAS 50-00-0, utilisé comme référence dans les domaines scientifique, réglementaire et analytique.
