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L’influence de la qualité l’air sur la grossesse

Un peu de contexte

La pollution de l’air est reconnue comme un facteur de risque pour la santé, notamment pour le développement des enfants. Selon plusieurs études, l’exposition à la pollution atmosphérique pendant la grossesse peut avoir des effets significatifs sur la santé des bébés dès la naissance.

Les sources de pollution en interieur:

La pollution de l’air a de nombreuses sources à l’intérieur qui ont non seulement un impact sur la femme enceinte et la santé du fœtus mais également sur toutes les personnes se trouvant dans cette même pièce.

Couple qui attend un enfant

Les sources de pollution intérieure sont nombreuses et peuvent toutes fois être réduit par des gestes simples :

  • Ne pas fumer et ne pas laisser d’autre personnes fumer dans la pièce.
  • Ne pas faire grillerbrûler ou carboniser la nourriture.
  • Evitez d’utiliser des produits contenants des composés organiques volatils (produits de nettoyages, parfums etc…)
  • Utiliser la hotte du four lors de la cuisson des aliments.
  • Limiter l’utilisation des bougies et de l’encens.
  • Avoir un renouvellement d’air grâce à la ventilation (VMC).
  • Eviter l’utilisation des désodorisants d’ambiance
  • Aérez fréquemment la maison en ouvrant les fenêtres 10min par jour.

Ce qui cause également une mauvaise pollution :

  • Allergènes aéroportés comme la poussière, les acariens et les poils d’animaux ainsi que les moisissures et leurs spores.
  • Les matériaux utilisés pour la construction de votre bâtiment qui libèrent des produits chimiques sur une longue duré.

Les sources de pollution en extérieur:

Les sources de pollution de l’air ambiant peuvent entraîner des conséquences importantes sur la santé et celle du bébé. Voici les principaux polluants :

  • Les particules fines (PM10 et PM2.5). Elles proviennent de la combustion des énergies fossiles, feux de bois. Leur dangerosité est qu’elles pénètrent dans les poumons et dans la circulation sanguine grâce à leur petite taille.
  • Les centrales électriques et autre émission industrielles.
  • Le dioxyde d’azote (NO2). Emis par les voitures thermiques et principalement celle au moteur diesel.
  • Les utilisations de pesticides sur les terres agricoles.
  • Les composés organiques volatils qui eux sont issus des carburants, des solvants, des peintures.
  • Les allergènes. Exemple le pollen.
  • La poussière de chantiers.

L’exposition à ces sources de pollution peut entraîner des risques accrus pour la femmes enceinte.

Les risques pour la santé de la femme enceinte et du bébé : 

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une meilleure qualité de l’air permettrait de prévenir 22 % des cas de bébés nés avec un faible poids à terme, un impact équivalent à celui que l’on obtiendrait si toutes les femmes enceintes arrêtaient de fumer pendant leur grossesse.

Les risques pour la femme enceinte :

  • Tension artérielle et complications liées à la grossesse : l’exposition à des polluants tels que les particules fines (PM) et le dioxyde d’azote augmente le risque de prééclampsie et d’hypertension artérielle, pouvant entraîner un accouchement prématuré.
  • Fausse couche et mortinaissance : l’exposition aux particules fines, au monoxyde de carbone ou à la fumée de cuisson peut accroître le risque de fausse couche. L’exposition aux PM10 est particulièrement associée à ce risque, tandis que les PM2.5 et PM10 pendant le troisième trimestre peuvent augmenter la probabilité de mortinatalité.
  • Impact sur la fertilité : l’exposition aux PM2.5 et PM10 peut réduire la fécondabilité. Les polluants tels que le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote et le monoxyde de carbone sont également associés à des taux plus élevés de fausses couches et de mortalité.

Les risques pour les bébés :

  • Faible poids à la naissance : les particules fines augmentent le risque que le bébé naisse avec un poids inférieur à la normale, ce qui peut avoir des effets durables sur sa santé.
  • Modifications du développement : l’exposition peut affecter le système nerveux, le système immunitaire et le métabolisme, y compris des gènes impliqués dans la survenue de diabète néonatal ou d’obésité.
  • Impacts selon le sexe de l’enfant :
    • Filles : plus vulnérables au troisième trimestre, avec un risque accru de maladies métaboliques chroniques, telles que l’hypertension, le diabète ou l’obésité.
    • Garçons : exposition au premier trimestre pouvant entraîner un retard de développement.

Les perturbateurs endocriniens :

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), un perturbateur endocrinien est une substance chimique, naturelle ou synthétique, étrangère à l’organisme, qui peut interférer avec le système endocrinien.

Transmission au fœtus : le placenta n’est pas une barrière totale : ces substances peuvent être absorbées par la mère et transférées au bébé.

Action sur l’organisme : ces substances peuvent perturber la production d’hormones et leur action sur les cellules via les récepteurs hormonaux.

Projets Nesting : 

Développé par WECF depuis 2008, Nesting est un projet permettant de répondre aux attentes des parents et des professionnel.les de la santé et de la petite enfance qui veulent être mieux informé.es sur les risques liés à la pollution de l’air intérieur.